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bibli_hal-duncan_velum.jpgDepuis des temps immémoriaux, le siège de Dieu est vacant. Ses anges et tous ceux dont le sang se charge d'une parcellle de divin, tous ces êtres à part qu'on surnomme les Amortels, se sont divisés en deux camps, les Souverains et l'Alliance. Leur guerre n'a pas lieu dans les cieux, mais sur le Vélum, ce tissu de mondes en comparaison duquel notre Terre n'est qu'une trace de crasse sous l'ongle d'un pouce.

Pour Finnan et Phreedom, qui refusent de choisir leur camp, le temps est compté, car la guerre des cieux se fera bientôt totale.

 

 

Un résumé alléchant, une couverture séduisante, des critiques élogieuses, et même une sélection dans le Top 5 des sorties 2009 au Cafard Cosmique... Mais une belle déception.

Le concept est pourtant séduisant. Entrelacer une multitude de récits sans rapports directs, pour en faire émerger à force de recoupements les composantes du roman. Personnages et évènements deviennent des figures transposées dans une myriade de récits plus ou moins en rapport les uns avec les autres. Quel meilleur support pour mettre en scène des Amortels évoluant simultanément à travers de multiples réalités et temporalités ?

L'idée est bonne, mais loin d'être réussie. Trop ambitieuse ? Le récit traine en longueur, se fait pesant. Rien n'émerge véritablement de cet assemblage hétéroclite de récits confus parmis lesquels on peine à s'orienter. Au fil de la lecture, des choses finissent bien par se distinguer - mais que de longs efforts pour obtenir sporadiquement quelques unes des pièces d'un puzzle dont l'image finale est loin d'avoir été formée !

Pas assez persévérant ni attentif dans ma lecture ? Peut être. Peut être, aussi, faut-il attendre l'éclairage d'Encres, la suite et fin de Velum, récemment traduit en français. Sans doute. En attendant, je ne sais pas si j'aurais le courage de me lancer dans ce second et dernier tome, tant celle de ces 600 pages fut fastidieuse.

Quoiqu'il en soit, un roman difficile. Au final, reste le sentiment d'être pourtant passé à côté de quelquechose qui en vallait le coup ...ou aurait pu en valoir, si l'auteur n'avait pas rendu son roma si innaccessible.

 

Note globale : 3/10

 

Tag(s) : #Bibliothèque, #Critiques