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"Au début des années 1920, le jeune archéologue Claude Vannec s'embarque pour l'Indochine dans l'espoir de découvrir et de revendre quelques-uns des inestimables bas-reliefs qui ornent les temples de l'antique route royale khmère, submergée par la jungle. Lorsqu'il rencontre Perken, il est fasciné par cet aventurier de légende qui professe un total mépris des valeurs établies. Ensemble, ils décident d'affronter les périls d'une expédition dans la forêt indochinoise, qui défie toutes les lois. Une fois parvenus en territoire insoumis, chargés de leur butin, ils vont découvrir, en retrouvant l'un des leurs prisonnier des tribus Moïs, l'horreur de l'inhumain, cette «épouvante de l'homme abandonné parmi des fous qui vont bouger». Roman d'aventures partiellement autobiographique, La Voie royale est aussi une réflexion passionnée sur la mort et sur les vains défis que l'homme lui oppose."

Quand je pars en vacances, j'aime bien me dégoter un bon bouquin dans l'ambiance du voyage. Je croyais avoir trouvé le roman idéal, m'inquiétais déjà de sa faible épaisseur - et bien au final on ne peut pas dire que ce livre m'aura beaucoup incité à la lecture !
En 1923, André Malraux est arrêté au Cambodge puis condamné à 3 années de prison pour avoir volé de majestueux bas-relief dans l'un des temples d'Angkor, coeur historique et culturel de la civilisation Khmère. Libéré grâce au soutien d'interllectuels français, la mésaventure ne l'empêcha pas de devenir Ministre des Affaires Culturelles pour plus de 10 années. Elle est à l'origine de ce roman, dont une partie des faits et des situations sont pleinement autobiographiques.
Roman d'aventure ? Passez votre chemin, Indiana Jones est très loin. Les péripéties, sans surprises puisqu'elles vous sont livrées par le 4ème de couverture, se comptent sur les doigts de la main. Le rythme de l'aventure est dramatiquement empesé par les palabres métaphysiques dont il est truffé : la vie, la mort, le destin, etc... Le genre de truc que j'aime bien d'habitude, mais là, le ton est trop ampoulé, genre "j'ai tout vu j'ai tout compris", et porte sur des sujets arrivant comme un cheveu sur la soupe (c'est quoi ce trip récurrent sur la sexualité et l'érotisme ?). Et puis surtout, c'est écrit dans un style obscur qui m'a été la moitié du temps incompréhensible. Seul point positif pour sauver le roman : une ambiance sombre parfaitement restituée, un sentiment d'une déliquescence vous conduisant indubitablement à votre fin, incarnée par une jungle aussi omniprésente qu'étouffante. Bref, sans doute une autre de ces oeuvres littéraires dont je n'ai pas les clés de lecture.

Note globale : 3/10
 
Tag(s) : #Bibliothèque, #Critiques, #Asie