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Sir Basil Hallward, peintre distingué de l'aristocratie victorienne, n'a d'yeux que pour l'éclatante beauté de son nouveau modèle, le jeune Dorian Gray. Il en réalise un portrait saisissant de réalisme. Dorian Gray formule alors le voeu insensé de conserver pour toujours sa jeunesse et sa beauté, et que seul le visage peint sur la toile accuse le poids des années et de ses péchés.
Soumis à l'exquise et immorale influence de son ami Lord Henry, le jeune dandy adopte un mode de vie de plus en en plus déluré, dans une éternelle quête du plaisir des sens. Et alors que les années passent sans atteindre l'insolente beauté de Dorian Gray, le portrait de celui-ci commence à porter les stigmates de son âme de plus en plus corrompue...

Je me suis ennuyé ferme durant une bonne partie de ce classique, dont l'écriture n'est clairement pas adaptée à mon rythme de métrolecture quotidienne. Et pourtant, quel souvenir j'en garde ! Ce livre baigne dans une exquise ambiance de décadence raffinée, teintée d'une touche de fantastique. Les  aphorismes de Lord Henry se taillent une part royale dans la construction de cette ambiance. Disséminés tout au long des nombreuses conversations, ils distillent une réflexion sombrement cynique sur le couple, l'esthétisme, le plaisir, la morale, ....
Oscar Wilde nous livre la vision d'une époque tourmentée et décadente, mais portant fascinante - à l'image de Dorian Gray et de son portrait.


Note globale : 7/10
 

Tag(s) : #Bibliothèque, #Critiques